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Second Life jeu en ligne


Second Life jeu en ligne

vendredi 7 décembre 2007, par Stan


Second Life est un jeu en ligne, mais c’est une vie virtuelle qui se rapproche de plus en plus de la réalité. Second Life génère de vrais revenus en Linden Dollar convertis ensuite en vrais dollars ! On peut tout acheter et tout vendre, tout est possible ! est-ce là une vraie vie économique parallèle ou un simple engouement passager. Depuis son existence, Second Life n’a pourtant fait qu’augmenter et compte aujourd’hui plus de 2 millions de joueurs ! la virtualité commence à prendre vraiment le pas sur la réalité... danger ou opportunité ? Là est la question, sans doute un peu des deux. Voici une vidéo sidérante pour vous convaincre ou vous effrayer, à vous de voir...


second life jeu en ligne

Texte de la vidéo Second Life jeu en ligne


Il est secrétaire de rédaction dans un groupe de presse et à première vue il ressemble à monsieur tout le monde.

Nicolas vit en région parisienne dans ce 2 pièces.

Fringues abandonnées dans le lit, vaisselle entassée dans l’évier, de toute évidence, ce célibataire a un sérieux problème de rangement.

Depuis des mois, Nicolas vit une double vie. Tous les jours il se glisse dans la peau d’un autre, un personnage virtuel. La métamorphose se produit chaque fois qu’il s’assied dans un fauteuil pour se connecter à Internet et entrer dans sa seconde vie.

Voici à quoi ressemble son double virtuel. Pour ceux qui le fréquentent sur Internet, Nicolas s’appelle Nic et son look n’a rien à voir. Un élégant métisse avec sourire ultra brite et regard en acier trempé, qui habite dans une superbe villa design, idéale pour recevoir ou pour jouer dans le jardin du piano à queue.

Nic ne se refuse rien. Yacht, piscine à remous, et même voiture cabriolet. Sa vie n’a pas grand chose à voir avec celle qu’il mène dans son petit deux pièces, et celle la, c’ert lui qui en est le créateur.

Nic roads, c’est mon double, c’est une représentation de moi un petit peu sublimée, je lui ai fait un look que j’aimerais avoir dans la vraie vie, j’ai poussé un peu l’exotisme, je me suis lâché, un peu bad boy, c’est vrai que j’y suis allé à fond, j’ai toujours des piscines à côté de moi, j’ai toujours des maillots de prêts.

Un phénomène inimaginable. Ils sont plus de deux millions d’adeptes dans le monde qui passent en moyenne 15 heures par semaine dans cette deuxième vie où tout est possible.

Second Life, créé par un trentenaire californien, en seulement 3 ans, ce pays imaginaire a pris une ampleur planétaire. les journaux du monde entier y envoient des correspondants. Certains partis politiques y ont des permanences, comme le front national ou les adversaires de George Bush. On y trouve aussi de l’argent, certains y ont carrément fait fortune. Une planète aux possibilités infinies. Certaines viles du monde réel on même été reconstituées. Ici un morceau de Paris et de la Tour Eiffel. On se promène, on peut aussi s’amuser comme dans cette discothèque en plein air qui ne ferme jamais. Mais Second Life, c’est surtout un lieu de rencontre. quand on croise un personnage comme sur cette plage de rêve, on peut discuter avec lui et plus si affinité.

Un monde qui possède même sa propre monnaie. Le Linden dollar, une devise convertible en vrais dollars. Derrière chaque personnage, se cache donc un vrai joueur en chair et en os.

Comment fonctionne ce monde virtuel dans lequel certains passent plus de temps que dans la vie réelle ?

Pour en savoir plus, nous avons nous aussi plongé dans Second Life. Voici Frédéric, l’envoyé spécial de 66 minutes.

Première étape, télécharger un logiciel gratuit, c’est un jeu d’enfant. Mais avant de se lancer, il faut d’abord forger son double. Taille, corpulence, épaisseur des muscles, le niveau de détail est impressionnant. Ici l’apparence est primordiale. Nous sommes au royaume de l’illusion, on peut même choisir sa couleur de cheveux. C’est parti pour l’exploration. Pour se déplacer on marche, mais on peut aussi voler comme un oiseau. Il suffit d’utiliser les touches du clavier. Pour parler avec les autres, là aussi, il faut pianoter, mais de préférence, en anglais. 9 joueurs sur 10 sont étrangers. Dans cette région par exemple, aucun français. Frédéric est déçu par exemple, et pour le montrer, il suffit d’un clic dans un stock d’attitudes préprogrammées.

Désabusé, Frédéric repart dans d’autres contrées, à la recherches de francophones, et c’est à l’ombre du moulin rouge qu’il retrouve Nic, allias Nicolas, l’homme au regard d’acier. Il est l’un des pionniers du jeu et explique que quand il s’est connecté pour la première fois ici il y a trois ans, il n’y avait rien. Ce sont les joueurs qui, progressivement, on conçut tous les éléments de décors. Seulement pour construire, il faut payer.

Eh oui, c’est comme dans la réalité. Avant de bâtir cet immeuble, le promoteur a du payer le terrain, eh bien dans le jeu c’est pareil.

"pour un petit terrain, pour quelqu’un qui veut se construire une petite maison, heu, ça peut aller de 200 à 200 euros"

"autrement dit moi si je veux construire une maison en tant que résident de Second Life, ça va me côuter 200 euros pour acheter le terrain ?"

"c’est pas systématique, ça peut être un peu moins, ça peut être un peu plus, mais effectivement, ça va avoir un coût quoi qu’il arrive. Un cout avec des charges mensuelles, des charges d’entretien, des choses comme ça."

De l’argent réel, pour des terres virtuelles, destiné à payer la société qui gère le jeu.

"en fait, comme c’est des données numériques, c’est hébergé sur des serveurs informatiques, donc il y a un coût".

Bien sur, personne n’est obligé d’acheter du terrain, comme Nicolas, la majorité des joueurs plongent dans Second Life, pour s’amuser, tout simplement.

Ce soir, Nicolas dine avec ses collègues de travail. Ils sont plutôt hermétiques à Second Life, alors pour les convaincre, il a décidé de leur montrer un concert qui se déroule en direct dnas le jeu. Pour eux c’est une grande première. La star du jour c’est mimi, une étudiante qui vit en Alsace. Et en ce moment, à 500 kilomètres d’ici, elle est derrière son ordinateur à jouer d ela vraie guitare. Dans le jue le public est nombreux, mais dans le salon, comment vont réagir les amis de Nicolas ?

"alors on ne se moque pas parce qu’elle a un petit filet de voix."

"elle chante..........."

"c’est une reprise, est-ce qu’on peut lui dire en direct d’arrêter ? Est-ce qu’on peut lui jeter des tomates ? il y a une nana qui danse, je vais essayer de danser à côté d’elle, de la brancher ! pour l’instant je ne danse pas à deux, je fais une technique d’approche"

Les amis de Nicolas ne sont pas convaincu par la performance de Mimi, mais ils sont fascinés par les vêtements des personnages.

"la nana t’as vu elle a des chaussures qui brillent !"

"ouai ça c’est des petites bling bling"

"c’est pas toi qui crée les fringues ? tu les achètes ?"

"alors tu peux les créer, mais ça demande une petite maitrise quand-même des outils un peu type photoshop, des trucs comme ça."

"effectivement, pour créer des vêtements ou des accessoires, il faut utiliser les outils du jeu. Et il faut aimer ça, car c’est long et fastidieux. Pour une chaise par exemple, comptez une bonne demi-heure. Du coup, beaucoup de joueurs préfèrent payer pour s’éviter cette peine. Et certains en profitent, comme Vigna Cameron, une américaine de 40 installée à Paris. Elle est mère au foyer, et créatrice de mode sur Second Life. Elle y gagne, tenez-vous bien, 2000 euros par mois. Tous les matins, petite visite dans sa boutique préférée, mais ce n’est pas pour acheter. Elle vient chercher l’inspiration pour créer des modèles virtuels. Le patron de la boutique est un peu dérouté."

Elle fait quoi au juste ? expliquez-moi...

"elle mélange en fait tout ce qui est création et on va dire mode sur des jeux, si c’est bien ce que j’ai compris, sur internet..."

"on line, on possède un personnage qui est habillé, sinon il va être tout nu, il va marcher tout nu, donc il faut l’habiller. Donc j’ai une boutique, où j’ai des vêtements comme vous..."

Et voici son atelier de couture virtuel. Un simple petit bureau, avec bien sur un ordinateur. Vinia passe ici 30 heures par semaine à créer des robes. Elle les vend ensuite dans son magasin dans Second Life, le voici. La jolie vendeuse à la taille de guêpe n’est autre que Vindi, son double virtuel. Et dans sa boutique, il y en a pour tous les gouts. Des robes légères pour l’été, des robes de bal pour aller danse,r mais aussi du prêt à porter masculin, sans oublier les accessoires. Elle vend près de 40 articles par jour. tiens, voici une cliente, si elle veut acheter elle devra utiliser la monnaie locale, le Linden dollar, et voici comment se passe une transaction avec une vieille connaissance.

"ben voilà j’ai un client, un habitué de ma boutique, il s’appelle Nic, je vais lui dire bonjour, il cherche un manteau, il aimerait avoir une fourrure. Donc pour homme j’ai 3 modèles, je vais lui montrer ce que j’ai et je crois qu’il aime le noir. Voilà, manteau noir, je pense qu’il va l’acheter. Il côute 500 dollars linden c’est-à-dire 1,50 euros. C’est pas cher pour une fourrure !"

Il suffit d’un clic pour acheter l’objet. donc là il vient d’acheter. Les Linden Dollar, c’est un peu comme les jetons de casino. A l’entrée vous les achetez en donnant votre numéro de carte bleue, et à la sortie, vous les changez en vrai argent. Voilà comment Vinia gagne 2000 euros par mois.

Mais vous n’avez jamais le sentiment de vendre du vent en fait ? parce que c’est virtuel, c’est des pixels !

"oui c’est du vent ! (rire) mais j’en profite bien !"

Et elle n’est pas la seule, selon les créateurs du jeu, 3000 résidents gagneraient en moyenne 20.000 dollars par ans. Voici la championne toutes catégories, Anshé Chung alias alien greff, une chinoise institutrice de 33 ans qui fait aujourd’hui la une des magasines. Au début, dans le jeu, elle était entraineuse dans des bars comme celui-ci, aujourd’hui elle est à la tête d’un empire immobilier. Son business, construire des maisons de rêve comme celle-ci, puis les louer ou les vendre. Les plus belles s’arrachent à 500.000 linden dollars, l’équivalent de 2.000 euros. Son patrimoine aujourd’hui est estimé à 250.000 dollars, une réussite qui éveille les convoitises. Sony, BMG, Reebook ou Nissan sont présents sur le site. Pour acheter une voiture virtuelle par exemple, comptez l’équivalent d’un euro. Cela permet aux marques de tester auprès des consommateurs le design de leurs futurs modèles.

A ce jour, Second Life est encore un jeu, mais pour combien de temps encore...

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