dimanche 2 décembre 2007, par globepager
Les Shadoks de Jacques Rouxel (1985 - 5 mn) et la voix de Claude Pieplu. Cet épisode est plus récent, mais bientôt vous retrouverez les tous premiers épisodes de 1968 à venir très prochainement.
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Chez les Shadoks, il y avait des machines à pomper soi-disant perpétuelles. Des machines à pomper des cailloux, des machines à pomper des trucs et des machins. tout cela à base de shadoks naturellement. Pas tellement perpétuel, car les shadoks moteurs étaient sujets à des faiblesses passagères ou même tout à fait définitives. Sans compter que ces shadoks là il fallait les alimenter, pas nécessairement en mets délicats, mais uand-mêeme. C’est donc que la mécanique intime shadok n’étais pas au point disaient-ils. Ce qu’il leur fallait, c’était le moteur à pomper perpétuel, qui non seulement s’arrêtait jamais, mais qui n’aurait besoin de rien pour marcher, et ceci jusqu’à ad vitam eternam et même plus si possible.
Simple problème de mécanique disaient-ils. Des mécaniciens hautement diplômés sont triés sur le volet et chargés de percer les secrets intimes de la mécanique. Pour la faire travailler selon nos lois, la mécanique il suffit de l’appâter avec des dédales de pédales de câbles, d’engrenages dont elle est tant friand. Et plus ce sera compliqué, plus cela aura de chances de marcher. Ne lésinons pas sur les poulies et les coidales, les engrenages à triple effet, les ressors à retardement, à tremblement et tout le .. ? . Le premier projet de moteur perpétuel shadok devait utiliser une loi en vigueur naturelle à cette époque : la gravité. Les shadoks placés en haut d’une roue, par leur poids, la ferait tourner, action classique, les machines ?.... ? Arrivés en bas, les shadocks seraient remontés grâce à un jeu subtile d’engrenages par cuillers et fourchettes arrêteront action.
Des shadoks sont spécialement engraissés, mais, certains shadoks hauts rabatjoies disaient que ça ne marcherait jamais et en effet cela ne marcha pas.
Les mécaniciens sont incontinents mis au goulp, d’autres sont derechef triés sur le volet. Le deuxième prototype de moteur perpétuel shadok devait utiliser le principe du vent. Une pompe à vent ferait tourner un moulin à vent, qui ferait tourner une pompe à vent, et la machine à pomper. Et cela ne marcha pas non plus.
D’autres mécaniciens sont triés. D’autres mécaniques inventées. Les shadoks haut triomphaient, les mécaniques les plus subtilent, riaient-ils, ne peuvent pas échapper aux lois fondamentales, on ne peut pas faire quelque chose à partir de rien. L’énergie qu’a fournit le shodok en descendant, il faut la dépenser entièrement pour le remonter. Mais consolez-vous, ajoutait-il, car si rien ne se crée, rien ne se perd.
Ce n’était pas tellement évident pour certains qui avaient perdu dans cette expérience une patte, ou deux pattes, ou tout simplement la raison. Non rien ne se perd, et en application de ce principe, un shadok en patin à roulette descendant un plan incliné, accumule suffisemment d’énergie pour remonter à la même hauteur de l’autre côté, et le shadok n’a aucune raison de s’arrêter. Théoriquement bien sur ajoutaient-ils dans leurs moustaches, car évidemment il y avait un piège...
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