jeudi 6 décembre 2007, par globepager
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L’unité INSERM U636 mixte avec l’université de Nice Sophia Antipolis est installée dans la faculté des sciences au parc André Valrose à Nice. Elle est dirigée par Minoo Rassoulzadegan.
"L’analyse du déterminisme complexe vivant est très complexe et varié, des demandes d’expertises et interactions multiples. Notre objet expérimental est la souris et les approches expérimentales de notre unité est rendue possible par l’existence sur le site d’une animalerie moderne et d’un laboratoire de transgénèse. Nos modèles expérimentaux amène des interactions avec la recherche clinique sur des maladies complexes héréditaires, malformation, reproduction et cancérologie.
Deux de nos équipes travaillent à la détermination des gènes clés de la formation d’une séries d’organes et de la détermination du sexe, une équipe étudie l’implication possible de mécanismes plus récemment découverts liés épigénétiques distincts des déterminations classiques et héréditaires selon des modalités différentes des lois de Mendel."
Valérie Grandjean - chercheur Inserm :
"Ce sont les molécules d’ARN présentes dans les cellules germinales et dans les cellules somatiques, qui induisent et transmettent ces transformations épigénétiques. Certaines maladies multifactorielles suivraient ce mode d’hérédité non Mendeliennes , ce serait le cas notamment des cancers thyroïdiens pour lequel nous développons actuellement des modèles murins."
Andréas Schedl - Directeur de Recherche Inserm - chef d’équipe :
"les maladies rénales représentent un enjeu de santé croissant dans notre société. Par l’utilisation de techniques modernes de transgénèse nous essayons de comprendre les procédés moléculaires sous-jacents au développement du rein, lesquels nous l’espérons, nous aiderons à identifier les causes génétiques des anomalies congénitales. De plus, nous avons généré des modèles murins pour des maladies rénales, lesquels nous permettent d’étudier les mécanismes pathologiques dans de plus amples détails. D’une manière primordiale, nous utilisons aussi maintenant ces modèles pour tester de nouvelles interventions thérapeutiques. Finalement, nous nous intéressons aux cellules souches des reins dans le dessein de les utiliser pour des approches de médecine régénérative. Alors que tout cela reste encore pour l’instant de la science fiction, je suis convaincu que d’ici 20 ans, il sera possible de faire se développer des reins in vitro, ce qui sera le moyen fantastique de guérir les patients qui présentent des insuffisances rénales."
Marie-Christine CHABOISSIER - chercheur au CRNS chef d’équipe
"la détermination du sexe est faite par la transmission paternelle du chromosome Y, ainsi un enfant X Y sera un garçon, et un enfant XX sera une fille. Donc nous nous intéressons au mécanisme de la détermination du sexe et nous avons pu mettre en évidence Sox-9 comme gène vraiment important pour la différenciation du testicule et donc tout le développement mal. Et récemment, grâce à une équipe italienne, nous avons pu mettre en évidence Respondin-1 qui est un gène impliqué dans la détermination du sexe femelle, une voie qui a été jusqu’alors ignorée, et grâce à toutes les expériences que nous faisons aux souris, eh bien nous espérons mettre en évidence la fonction de ce gène et savoir enfin quelles sont les voies moléculaires régissant la différenciation du sexe femelle."
Minoo Rassoulzadegan - directrice de l’Unité Mixte de Recherche Inserm U 636, DR-CNRS :
"Pour comprendre les organismes vivants, il faut multiplier les interactions et les expertises. Notamment, notre laboratoire est un carrefour de passages de chercheurs et étudiants nationaux et étrangers, et de même, les sources de soutiens à nos recherches dans notre laboratoires sont multiples, venant de l’INSERM, du ministère de la recherche, des associations caritatives comme la lutte contre le cancer, associations de recherche contre le cancer, et fondation pour la recherche médicale, agence nationale de la recherche, communauté européen."
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